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Résumé par: le Pr Sophie Georgin-Lavialle

Référence: Bixio R, The role of 18FDG–PET imaging in VEXAS syndrome: a multicentric case series and a systematic review of the literature, Internal and Emergency Medicine, 2024 Nov;19(8):2331-2345


Rôle de l’imagerie TEP au 18FDG dans le syndrome VEXAS

Le Résumé:

Introduction : le syndrome VEXAS (Vacuoles, E1 enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic) est une maladie autoinflammatoire associée à des mutations somatiques du gène UBA1. Les patients présentent des signes systémiques (fièvre, perte de poids, éruptions cutanées, atteinte pulmonaire, chondrite, vascularite, etc.), une anémie macrocytaire et souvent un syndrome myélodysplasique. Face à l'hétérogénéité clinique et l'absence de critères diagnostiques établis, le scanner TEP au 18-fluorodésoxyglucose (18FDG–TEP) pourrait aider au diagnostic et au suivi.

Patients et méthodes : cet article rapporte une étude multicentrique italienne de 8 cas combinée à une revue systématique de la littérature, totalisant 35 patients.

Résultats : tous les patients étaient de sexe masculin, avec un âge médian de 70 ans. Les mutations les plus fréquentes étaient Met41Thr, Met41Val et Met41Leu. L’indication principale de la TEP était la recherche de foyers inflammatoires ou d’un processus néoplasique.

L’analyse des images du TEP scanner montre une forte prédominance d’hypermétabolisme de la moelle osseuse (77 %), suivi des ganglions lymphatiques (35 %), des poumons (29 %), de la rate, des gros vaisseaux et du cartilage (23 % et 20 % respectivement). Dans 6 cas, un TEP antérieur au diagnostic montrait déjà une hyperfixation médullaire. Chez certains patients, un TEP de contrôle après traitement (glucocorticoïdes ou inhibiteurs de JAK) montrait une réduction voire disparition des foyers hypermétaboliques.

Les auteurs proposent un schéma récapitulatif des principales lésions (cf page suivante)

Conclusion : même si aucun profil spécifique de fixation n’a été identifié, l’hypermétabolisme médullaire pourrait précéder l’apparition clinique, suggérant un rôle potentiel du TEP dans le diagnostic précoce et le suivi du syndrome VEXAS. Enfin, l'imagerie TEP peut aider à exclure des diagnostics différentiels, notamment néoplasiques ou infectieux.

 
 
 

Titre de l'article: Caractéristiques et évolution des patients adultes atteints de fièvre méditerranéenne familiale : comparaison des patients présentant une ou deux mutations pathogènes de l’exon 10 de MEFV

Premier auteur: Anaël Dumont

Revue: Joint Bone Spine

Auteur du résumé: Rim BOURGUIBA


FMF adulte : une seule mutation MEFV suffit‑elle à rendre la maladie sévère ?

Introduction :

La Fièvre Méditerranéenne Familiale (FMF) est une maladie auto-inflammatoire associée à des mutations du gène MEFV. Si la présence de deux mutations pathogènes est classiquement associée à une forme typique et plus sévère de la maladie, l’expression clinique chez les patients ne présentant qu’une seule mutation pathogène reste débattue. L’objectif de cette étude était  de comparer les caractéristiques cliniques et l’évolution des patients adultes atteints de FMF selon la présence d’une ou de deux mutations pathogènes du MEFV.


Méthodes :

Une étude rétrospective monocentrique française était réalisée, incluant 581 patients adultes atteints de FMF, dont 178 présentaient une mutation pathogène unique et 403 avaient deux mutations pathogènes du MEFV. Le diagnostic était établi selon les critères de classification Eurofever/PRINTO, et tous les patients bénéficiaient d’un séquençage du gène MEFV. Une analyse spécifique a été réalisée pour comparer les patients M694V/E148Q et M694V/WT.


Résultats :

Comparés aux patients atteints de FMF avec deux mutations pathogènes, les patients hétérozygotes étaient plus âgés au moment du diagnostic et de l’apparition de la maladie (25 vs 10 ans et 12 vs 5 ans, p<0,001, respectivement), présentaient plus fréquemment des antécédents personnels (21 % vs 5 %, p<0,001) et familiaux (13 % vs 5 %, p=0,001) d’aphtose buccale récurrente, ainsi qu’un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé (24 vs 23 kg/m², p<0,05). Aucun cas d’amylose AA n’a été observé chez les patients hétérozygotes (0 % vs 6 %, p=0,001), et ces derniers nécessitaient une posologie de colchicine plus faible (p<0,001). Ces différences sont restées significatives après ajustement sur l’âge d’apparition de la maladie (début dans l’enfance ou à l’âge adulte). Aucune différence clinique n’a été mise en évidence entre les patients M694V/E148Q et M694V/WT.


Conclusion :

Les patients adultes atteints de FMF avec une seule mutation pathogène du MEFV présentent des caractéristiques cliniques spécifiques et une évolution distincte de ceux ayant deux mutations pathogènes. Ces résultats soulignent l’hétérogénéité phénotypique de la FMF et suggèrent la nécessité d’une prise en charge adaptée en fonction du profil génétique des patients.



 
 
 
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